• À propos

    Je m’appelle Roland D. Augustin (RDA) et ce blogue est mon espace personnel de réflexion et de partage.
    À travers Regards sur le monde, je souhaite poser un regard sincère sur les réalités qui nous entourent : la justice, le racisme, la spiritualité, la mémoire, mais aussi les petites histoires de la vie quotidienne.

    J’écris pour comprendre, pour témoigner et pour transmettre.
    Chaque article est une invitation à voir le monde autrement, à travers mes mots et mes expériences.

    Ce blogue n’est pas un lieu de réponses toutes faites, mais un espace d’éveil et de dialogue.
    Si mes écrits résonnent en vous, alors Regards sur le monde aura rempli sa mission.

    RDA

    L’art de résister sans violence

    Inspiré par Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela

    Résister ne signifie pas toujours combattre par les armes. Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela l’ont démontré : la force véritable peut résider dans la non-violence. Leur lutte n’était pas une absence d’action, mais un refus de répondre à l’injustice par la haine.

    La résistance pacifique est un art. Elle demande courage, discipline et une profonde confiance dans la dignité humaine. Refuser de frapper en retour n’est pas faiblesse, mais affirmation que l’opprimé ne se laissera pas réduire au rôle de bourreau qu’on voudrait lui imposer.

    Ces leaders ont prouvé que la non-violence transforme non seulement les lois, mais aussi les consciences. En affrontant la brutalité sans céder à la vengeance, ils ont révélé une puissance morale plus forte que la peur.

    Aujourd’hui encore, leur héritage nous rappelle que la véritable victoire n’est pas seulement de renverser l’oppresseur, mais de préserver notre humanité en chemin. Résister sans violence, c’est choisir la justice sans perdre son âme.

  • À propos

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    RDA

    LA MÉMOIRE DES HUMILIATIONS

    Transmission intergénérationnelle des blessures racistes et sociales

    Introduction

    Il existe des blessures qui ne disparaissent pas avec le temps. Elles ne laissent pas seulement des cicatrices individuelles, mais marquent des familles, des communautés et parfois des peuples entiers. Les humiliations racistes et sociales en font partie. Elles s’inscrivent dans la mémoire collective et se transmettent de génération en génération, façonnant les comportements, les rapports au monde et les identités.

    La blessure initiale

    L’humiliation est plus qu’une offense : elle est une atteinte à la dignité. Subie publiquement ou intimement, elle réduit l’individu à une condition inférieure. Pensons aux peuples colonisés qu’on a traités comme des êtres de seconde zone, aux travailleurs relégués à une condition servile, aux minorités victimes d’un mépris institutionnalisé. Ces blessures, loin d’être des faits isolés, s’ancrent dans la mémoire de ceux qui les subissent et deviennent des références silencieuses, des rappels constants de la fragilité du statut social.

    La transmission intergénérationnelle

    Une humiliation ne s’arrête pas à celui ou celle qui la vit. Elle se transmet, consciemment ou non. Dans les récits familiaux, parfois dans les silences lourds, elle devient héritage. L’enfant apprend à se méfier, à se taire, ou au contraire à se révolter. Les comportements façonnés par la douleur passée se reproduisent.
    Les sciences humaines, et même les recherches en épigénétique, montrent que les traumatismes collectifs — esclavage, guerres, ségrégations — peuvent influencer les générations suivantes. Ce n’est pas seulement une mémoire psychologique, c’est aussi une mémoire inscrite dans les corps : anxiété, hypervigilance, sentiment d’infériorité ou de colère rentrée. Ainsi, un jeune qui n’a jamais connu l’esclavage ou la colonisation peut en ressentir encore les séquelles par la manière dont ses parents ou grands-parents lui ont transmis la mémoire de la douleur.

    La mémoire collective comme fardeau… et comme force

    Cette mémoire des humiliations peut être lourde à porter. Elle alimente parfois le ressentiment, la défiance et le fatalisme. Mais elle peut aussi devenir une force, lorsqu’elle est reconnue et transformée en levier de dignité. C’est ce que l’on observe dans certains mouvements sociaux qui transforment la douleur en lutte pour la justice, en affirmation identitaire et en fierté retrouvée.
    Reconnaître la mémoire des humiliations, ce n’est pas ressasser le passé, mais accepter qu’il pèse encore sur le présent. C’est aussi permettre aux nouvelles générations de ne plus en être prisonnières.

    Vers une réconciliation possible

    La question demeure : comment sortir de ce cycle ? La reconnaissance historique est une première étape. Nommer les blessures, enseigner les injustices du passé, c’est éviter leur déni. Ensuite vient le dialogue : entre générations, entre communautés, entre institutions et citoyens. Enfin, il y a l’éducation, qui doit donner aux héritiers de ces humiliations non pas un fardeau de rancune, mais un bagage de résilience et de fierté.

    Conclusion

    La mémoire des humiliations est vive, et parfois douloureuse. Mais elle peut aussi être féconde. Car dans chaque humiliation transmise réside la possibilité d’un dépassement : transformer l’héritage de la honte en un chemin vers la dignité. La mémoire des blessures n’est pas seulement un rappel du passé ; elle peut devenir la force d’un avenir plus juste.

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    Quand le silence devient complice

    Le poids du non-dit, de ceux qui voient l’injustice mais détournent le regard

    Dans un monde saturé d’images et de prises de parole, le silence pourrait sembler anodin. Pourtant, il pèse lourd. Dans les salles de classe, les lieux de travail ou les communautés, le non-dit agit comme une approbation tacite des injustices. Ne rien dire, c’est souvent conforter l’ordre établi, même quand celui-ci blesse ou exclut.

    Dans une entreprise montréalaise, une employée raconte avoir été témoin d’une remarque sexiste faite à une collègue. Personne n’a réagi : « On a tous baissé les yeux. Je me suis sentie coupable de mon propre mutisme », confie-t-elle. Des scènes semblables se répètent : dans les transports, quand une personne est harcelée ; sur les réseaux sociaux, face aux discours haineux ; dans les familles, lorsque des comportements abusifs sont excusés au nom de la paix domestique.

    « Se taire face à l’injustice, c’est offrir un refuge à l’inacceptable. »

    Les sociologues soulignent que ce silence est souvent motivé par la peur : peur de représailles, de l’isolement, ou simplement de briser une harmonie apparente. Pourtant, l’histoire montre que les grands changements naissent lorsque des témoins ordinaires choisissent de parler. Un simple « ce n’est pas correct » peut briser une spirale d’abus.

    Rompre le silence ne signifie pas toujours crier ou s’exposer. Cela peut être un geste discret : soutenir une victime, signaler une injustice, ou refuser de rire d’une blague discriminatoire. Chaque prise de parole fragilise la complicité passive et construit une culture où le courage moral prime sur la peur du conflit.

    Et vous, avez-vous déjà été témoin d’une situation où le silence pesait lourd ? Partagez vos réflexions ou vos expériences dans les commentaires : vos mots pourraient inspirer d’autres à ne plus détourner le regard.

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    Les masques du quotidien

    Comment les rôles sociaux et les apparences cachent des réalités de discrimination et de fragilité

    Dans les rues, au bureau, dans les familles, chacun revêt un masque. Ces façades ne sont pas seulement des choix individuels : elles sont souvent imposées par des attentes sociales, des normes professionnelles ou des préjugés tenaces.

    Dans le monde du travail, par exemple, de nombreux employés taisent leur épuisement ou leurs problèmes de santé mentale de peur de voir leur carrière freinée. « Il existe encore une culture du silence autour de la vulnérabilité », explique une psychologue du travail montréalaise. « On valorise la performance et la résilience, mais on oublie que derrière un sourire, il y a parfois un appel à l’aide.»

    Les minorités visibles, les personnes issues de l’immigration ou les femmes dans des milieux dominés par les hommes ajustent souvent leur apparence et leur discours pour se conformer à des codes implicites. Ce phénomène, connu sous le nom de code-switching, masque des réalités de discrimination. Dans la sphère privée, les rôles familiaux figés – le fils aîné responsable, la mère infaillible – perpétuent aussi des attentes irréalistes et empêchent parfois une expression authentique.

    « Derrière chaque masque se cache une vérité qui attend d’être entendue. »

    Ces masques protègent, mais ils enferment. Ils évitent le jugement immédiat, mais freinent les conversations franches sur la santé mentale, les inégalités et la fragilité humaine. Lever le voile, ne serait-ce qu’un instant, peut transformer les relations : un collègue ose avouer sa fatigue, une amie confie son anxiété, un parent admet ses limites. Ces gestes fragiles brisent l’isolement et ouvrent la voie à une culture plus inclusive et solidaire.

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    Réflexion personnelle sur le racisme et ses paradoxes


    Introduction

    Cet article inaugure mon blogue Regards sur le monde. J’ai choisi de commencer avec une réflexion qui m’est chère : le racisme et ses paradoxes. Trop souvent, ceux qui en parlent le plus fort ne sont pas ceux qui en souffrent. Entre les interpelés et les affectés, il existe une fracture que je voulais mettre en mots.


    Les Interpelés

    Les interpelés s’érigent en protecteurs d’une cause qui ne les atteindra jamais directement. Ils brandissent des statistiques, rédigent des rapports et animent des débats. Leur posture oscille entre sincérité et appropriation.

    Martin Luther King Jr., dans sa Lettre de Birmingham (1963), rappelait :

    “Le grand obstacle à la liberté des Noirs n’est pas le membre du Ku Klux Klan, mais le Blanc modéré, qui préfère l’ordre à la justice.”

    Cette phrase illustre parfaitement le rôle ambigu des interpelés : alliés proclamés, mais parfois obstacles involontaires.


    Les Affectés

    Les affectés connaissent le racisme comme une réalité intime. Leurs vies sont marquées par des humiliations, des refus silencieux, des regards soupçonneux.

    Frantz Fanon, dans Peau noire, masques blancs (1952), décrit la douleur psychique de vivre sous le regard du dominant. Nelson Mandela rappelait :

    “Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, mais vivre d’une manière qui respecte et renforce la liberté des autres.”

    Les affectés ne demandent pas la pitié, mais la reconnaissance de leur dignité.


    La Fracture

    Entre interpelés et affectés se creuse un fossé. Les premiers multiplient les discours, les seconds accumulent les blessures. Angela Davis a montré que les mouvements échouent lorsqu’ils ne placent pas les voix opprimées au centre.

    La fracture n’est pas seulement représentative, elle est une question de légitimité. On ne peut parler d’égalité si la parole reste confisquée par ceux qui ne vivent pas l’inégalité.


    Conclusion

    La lutte contre le racisme ne peut être confisquée par les interpelés. Elle doit s’ancrer dans la voix des affectés. Les premiers peuvent être des alliés, mais jamais les propriétaires de la cause.

    Aimé Césaire écrivait dans son Discours sur le colonialisme (1950) :

    “Une civilisation incapable de résoudre les problèmes qu’elle suscite est une civilisation décadente.”

    Le racisme interpelle la conscience, mais il affecte les vies. Reconnaître cette différence, c’est franchir un pas vers une justice véritable.


    Mot de l’auteur

    Cet essai n’est que le premier d’une série de réflexions que je partagerai chaque semaine sur ce blogue. Parce qu’écrire, c’est regarder le monde en face et refuser de détourner le regard.